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Klassische Monologe zum Vorsprechen: 
Monologe für Männer / Schauspieler 

Rolle: Faust 
Stück: Faust - Teil 1 
Autor: Johann Wolfgang Goethe 

Erscheinungsjahr: 1808 
Originalsprache: Deutsch 
Übersetzung (Englisch): Bayard Taylor 
Übersetzung (Französisch): Gérard de Nerval
Übersetzung (Spanisch): Francesch Pelay Briz 
Übersetzung (Italienisch): Giovita Scalvini
 


5. Szene - Studierzimmer. 

Faust und Mephistopheles. 

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FAUST:
Wenn aus dem schrecklichen Gewühle
Ein süß bekannter Ton mich zog,
Den Rest von kindlichem Gefühle
Mit Anklang froher Zeit betrog,
So fluch ich allem, was die Seele
Mit Lock- und Gaukelwerk umspannt,
Und sie in diese Trauerhöhle
Mit Blend- und Schmeichelkräften bannt!
Verflucht voraus die hohe Meinung
Womit der Geist sich selbst umfängt!
Verflucht das Blenden der Erscheinung,
Die sich an unsre Sinne drängt!
Verflucht, was uns in Träumen heuchelt
Des Ruhms, der Namensdauer Trug!
Verflucht, was als Besitz uns schmeichelt,
Als Weib und Kind, als Knecht und Pflug!
Verflucht sei Mammon, wenn mit Schätzen
Er uns zu kühnen Taten regt,
Wenn er zu müßigem Ergetzen
Die Polster uns zurechte legt!
Fluch sei dem Balsamsaft der Trauben!
Fluch jener höchsten Liebeshuld!
Fluch sei der Hoffnung! Fluch dem Glauben,
Und Fluch vor allen der Geduld!


Scene I - Night. A lofty-arched, narrow, Gothic chamber.

Faust alone, in a chair at a desk, restless.   

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FAUST:
I've studied now Philosophy
And Jurisprudence, Medicine,--
And even, alas! Theology,--
From end to end, with labor keen;
And here, poor fool! with all my lore
I stand, no wiser than before:
I'm Magister--yea, Doctor--hight,
And straight or cross-wise, wrong or right,
These ten years long, with many woes,
I've led my scholars by the nose,--
And see, that nothing can be known!
That knowledge cuts me to the bone.
I'm cleverer, true, than those fops of teachers,
Doctors and Magisters, Scribes and Preachers;
Neither scruples nor doubts come now to smite me,
Nor Hell nor Devil can longer affright me.
For this, all pleasure am I foregoing;
I do not pretend to aught worth knowing,
I do not pretend I could be a teacher
To help or convert a fellow-creature.
Then, too, I've neither lands nor gold,
Nor the world's least pomp or honor hold--
No dog would endure such a curst existence!
Wherefore, from Magic I seek assistance,
That many a secret perchance I reach
Through spirit-power and spirit-speech,
And thus the bitter task forego
Of saying the things I do not know,--
That I may detect the inmost force
Which binds the world, and guides its course;
Its germs, productive powers explore,
And rummage in empty words no more!
O full and splendid Moon, whom I
Have, from this desk, seen climb the sky
So many a midnight,--would thy glow
For the last time beheld my woe!
Ever thine eye, most mournful friend,
O'er books and papers saw me bend;
But would that I, on mountains grand,
Amid thy blessed light could stand,
With spirits through mountain-caverns hover,
Float in thy twilight the meadows over,
And, freed from the fumes of lore that swathe me,
To health in thy dewy fountains bathe me!
Ah, me! this dungeon still I see,
This drear, accursed masonry,
Where even the welcome daylight strains
But duskly through the painted panes.
Hemmed in by many a toppling heap
Of books worm-eaten, gray with dust,
Which to the vaulted ceiling creep,
Against the smoky paper thrust,--
With glasses, boxes, round me stacked,
And instruments together hurled,
Ancestral lumber, stuffed and packed--
Such is my world: and what a world!
And do I ask, wherefore my heart
Falters, oppressed with unknown needs?
Why some inexplicable smart
All movement of my life impedes?
Alas! in living Nature's stead,
Where God His human creature set,
In smoke and mould the fleshless dead
And bones of beasts surround me yet!
Fly! Up, and seek the broad, free land!
And this one Book of Mystery
From Nostradamus' very hand,
Is't not sufficient company?
When I the starry courses know,
And Nature's wise instruction seek,
With light of power my soul shall glow,
As when to spirits spirits speak.
'Tis vain, this empty brooding here,
Though guessed the holy symbols be:
Ye, Spirits, come--ye hover near--
Oh, if you hear me, answer me!

(He opens the Book, and perceives the sign of the Macrocosm.)


Scène I - La nuit, dans une chambre à voûte élevée, étroite, gothique. 

Faust seul, inquiet, est assis devant son pupitre. 

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FAUST: Philosophie, hélas ! jurisprudence, médecine, et toi aussi, triste théologie !… je vous ai donc étudiées à fond avec ardeur et patience : et maintenant me voici là, pauvre fou, tout aussi sage que devant. Je m’intitule, il est vrai, maître, docteur, et, depuis dix ans, je promène çà et là mes élèves par le nez. — Et je vois bien que nous ne pouvons rien connaître !… Voilà ce qui me brûle le sang ! J’en sais plus, il est vrai, que tout ce qu’il y a de sots, de docteurs, de maîtres, d’écrivains et de moines au monde ! Ni scrupule, ni doute ne me tourmentent plus ! Je ne crains rien du diable, ni de l’enfer ; mais aussi toute joie m’est enlevée. Je ne crois pas savoir rien de bon en effet, ni pouvoir rien enseigner aux hommes pour les améliorer et les convertir. Aussi n’ai-je ni bien, ni argent, ni honneur, ni domination dans le monde : un chien ne voudrait pas de la vie à ce prix ! Il ne me reste désormais qu’à me jeter dans la magie. Oh ! si la force de l’esprit et de la parole me dévoilait les secrets que j’ignore, et si je n’étais plus obligé de dire péniblement ce que je ne sais pas ; si enfin je pouvais connaître tout ce que le monde cache en lui-même, et, sans m’attacher davantage à des mots inutiles, voir ce que la nature contient de secrète énergie et de semences éternelles ! Astre à la lumière argentée, lune silencieuse, daigne pour la dernière fois jeter un regard sur ma peine !… j’ai si souvent la nuit, veillé près de ce pupitre ! C’est alors que tu m’apparaissais sur un amas de livres et de papiers, mélancolique amie ! Ah ! que ne puis-je, à ta douce clarté, gravir les hautes montagnes, errer dans les cavernes avec les esprits, danser sur le gazon pâle des prairies, oublier toutes les misères de la science, et me baigner rajeuni dans la fraîcheur de ta rosée ! Hélas ! et je languis encore dans mon cachot ! Misérable trou de muraille, où la douce lumière du ciel ne peut pénétrer qu’avec peine à travers ces vitrages peints, à travers cet amas de livres poudreux et vermoulus, et de papiers entassés jusqu’à la voûte. Je n’aperçois autour de moi que verres, boîtes, instruments, meubles pourris, héritage de mes ancêtres… Et c’est là ton monde, et cela s’appelle un monde ! Et tu demandes encore pourquoi ton cœur se serre dans ta poitrine avec inquiétude, pourquoi une douleur secrète entrave en toi tous les mouvements de la vie ! Tu le demandes !… Et au lieu de la nature vivante dans laquelle Dieu t’a créé, tu n’es environné que de fumée et moisissure, dépouilles d’animaux et ossements de morts ! Délivre-toi ! Lance-toi dans l’espace ! Ce livre mystérieux, tout écrit de la main de Nostradamus, ne suffit-il pas pour te conduire ? Tu pourras connaître alors le cours des astres ; alors, si la nature daigne t’instruire, l’énergie de l’âme te sera communiquée, comme un esprit à un autre esprit. C’est en vain que, par un sens aride, tu voudrais ici t’expliquer les signes divins… Esprits qui nagez près de moi, répondez-moi, si vous m’entendez ! (Il frappe le livre, et considère le signe du macrocosme.)


Escena I - La noche. Salon gótico, pequeño y abovedado. 

Fausto solo, algo inquieto y sentado en un sillon junto a su pupitre.

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FAUSTO: ¡Ay de mí! con laborioso ardor he estudiado la filosofía, la jurisprudencia, la medicina y también la teología, e, ¡insensato de mí!, al presente soy tan ignorante como si nada hubiese aprendido. Bien es verdad que me título maestro, doctor, y que hace unos diez años enseño a mis discípulos muy distintas materias. ¡Convencido estoy de que nada podemos saber!... ¡Esto consume mi corazón! En realidad, sé un poco más que los necios, los doctores, los maestros, los clérigos y los monjes; ni escrúpulo, ni duda de clase alguna me mortifica; ni el diablo, ni el infierno me amedrentan: pero gracias a esto, tampoco disfruto de placer alguno; conozco que nada sé de bueno; comprendo que mis doctrinas no son bastante sólidas para hacer mejores y para convertirá los hombres; carezco de bienes, de dinero, de dicha y de crédito en el mundo; un perro, de fijo, que a este precio no quisiera la vida. ¿Para venir a parar a este desenlace triste, me habré entregado por completo a la magia? ¡Ojalá, pudiese lograr con la fuerza del talento y de la palabra, que me fuesen revelados ciertos misterios! ¡Ojalá, no me viese obligado a sudar sangre y agua para confesar, en último resultado, mi ignorancia! Ojalá, me fuese posible saber lo que contiene el mundo en sus entrarías, asistir y presenciar el desarrollo de toda clase de fuerzas activas, poseer el secreto de la fecundación , y abandonar para siempre este tráfico de palabras misteriosas que nos obliga a usar nuestra ignorancia  ¡Oh tú!, luna, amiga cariñosa que muchas veces me has encontrado revolviendo libros y en vela junto a este pupitre, dígnate arrojar, sobre mi triste existencia, un solo rayo de tu argentina luz! Cuán feliz seria, si pudiese divagar por las cumbres de los montes guiado por tu luz cenicienta; flotar con los Espíritus en las grutas profundas; errar a través de las embalsamadas praderas; ¡y encontrar la pureza del alma al bañarme en tu rocío!¡Ay de mí! ¿debo permanecer aún más tiempo en esta miserable prisión? ¡Maldito nido de tenebrosa muralla, en donde solo penetra la clara luz del día al través de pintados cristales! ¡Para mí, el mundo, es únicamente esta gran cantidad de libros y papeles sucios y roídos por los gusanos que se eleva a mi alrededor hasta tocar la elevada bóveda! ¡Para mí el mundo se reduce a estos botes, a esos vidrios, a esos instrumentos, a esos muebles de mis antepasados!... ¡Pobre mundo es el mío! ¿Y aun me atrevo a preguntar, porqué mi corazón se siente oprimido y late con angustia en el interior de mi pecho, porqué un dolor inexplicable detiene en mí toda pulsación vital, yo que vivo en medio de vapores dañinos y del aire corrompido, en vez de respirar el puro ambiente de la naturaleza en cuyo seno Dios creó a los hombres, yo que solo amontono junto a mí huesos humanos y esqueletos de animales? ¿Por qué no debo disfrutar del mundo? ¿Por qué no recorrer el espacio? ¿Este misterioso libro de Nostradamus deja por ventura de ser un guía certero? Sí, conoceré el curso de las estrellas; y, si la Naturaleza quiere instruirme, sentiré desarrollar y engrandecer mi alma, ¡lograré saber de qué manera un espíritu habla con otro espíritu! En vano trataría de adivinar los caracteres sagrados con la ayuda de un árido sentido común. Vosotros que revoloteáis alrededor de mí, vosotros espíritus, si comprendéis mis palabras, ¡satisfaced mis deseos! (Abre el libro y repara en el signo del macrocosmo).


Scena I - Notte. Stanza gotica a volta alta ed angusta. 

Faust solo, inquieto sulla seggiola allo scrittoio. 

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FAUST: Oimé, io ho oramai studiato filosofia, giurisprudenza, medicina, e, lasso! anche la grama teologia! e d'ogni cosa sono andato al fondo con cocente fatica. Ed ecco, povero pazzo! ch'io ne so ora quanto innanzi. Mi chiamano maestro, chiamanmi anche dottore, e già da dieci anni io meno, di su e di giù, e per lungo e per traverso, i miei scolari pel naso; oh! veggo manifesto che noi sapremo mai nulla! Ahi, io ne avrò rapidamente consumato il cuore! Per verità io posso di dottrina tutti quanti i cianciatori, dottori, maestri, scrivani o preti, né io sono tormentato da dubbi o da scrupoli; né l'inferno, né il diavolo mi dà paura. Ma, e ogni gioja si è pure partita da me: non più presumo di conoscere alcuna cosa di vero; non più presumo d'insegnare alcuna cosa che mi valga a ravviare e condurre gli uomini al bene. Oltre di che, io non ho né poderi, né oro, né onori, né dignità nel mondo. — Un cane non potrebbe lungamente durare simil vita. — E però io mi sono gettato nella magìa per tentare se mai gli Spiriti volessero di lor bocca rivelarmi alcuni segreti, tal ch'io cessassi una volta questa angoscia d'insegnare quello ch'io non so; conoscessi pur una volta ciò che più intimamente feconda e tiene insieme questo universo, le operose sue forze, e le sementi di tutte le cose, e non facessi più un vergognoso mercato di parole. Oh, fosse questa l'ultima volta, o Luna, che tu guardi sopra di me travagliato! quante volte dinanzi a questo leggio io ho vegliato tardi nella notte aspettandoti: e tu, mesta amica, sei pur sempre apparsa, a me su libri e su carte! Oh, potessi in sulle cime dei monti aggirarmi per entro la tua amabile luce, starmi sospeso cogli Spiriti in sui burroni, divagarmi, avvolto da' tuoi taciti albori, sui prati, e, sgombro da tutte le vanità della scienza, bagnarmi e rinfrancarmi nella tua rugiada. Misero! e starommi ancora confitto in questo carcere? in questa maledetta, fetida tana, dove anche il dolce lume del giorno penetra torvo e interrotto per le colorate vetriere; vallato da questo monte di volumi che i vermi rodono e copre la polvere; da questa carta affumicata, stipata fin su sotto la vista: con vasi ed ampolle intorno assettate, e stromenti accatastati, e masserizie de' miei avoli qui dentro calcate! — E questo è il tuo mondo! questo a te pare un mondo. Su, fuggi! va fuori all'aperto! E non è scorta sufficiente per te questo misterioso libro di mano propria di Nostradamo? Allora tu conoscerai il corso delle stelle, e ammaestrato dalla natura, la tua anima si farà udire potente dentro di te, simile a uno spirito che parli ad un altro spirito. Indarno qui speri che i santi segni ti si rivelino per un torbido meditare. Voi vi aggirate, o Spiriti, intorno a me: rispondetemi se mi udite! (Apre il libro, e affissa il segno del Microcosmo). Oh, vista! Oh, di che viva delizia sono subitamente innondati tutti i miei sensi! Sento corrermi per ogni fibra di quel santo e soave ardore che faceva lieta la mia giovinezza. Fu egli un dio che delineò questi segni? Essi serenano la tempesta della mia mente, empiono di giubilo il mio povero cuore, e mi avvalorano a togliere il velo alle forze arcane della natura. E sono io pure un dio, poiché tanta luce mi folgora d'improvviso nell'intelletto? Miro in queste nitide linee tutta aprirmisi dinanzi all'anima l'operatrice natura; e conosco ora finalmente ciò che suona la parola del savio. “Il mondo degli spiriti non è chiuso, ma sì la tua mente; il tuo cuore è morto! Orsù, discepolo, irrora infaticabile dei raggi del mattino il petto terrestre”. (Contempla il segno.)


 


Klassische Monologe zum Vorsprechen: 
Monologe für Männer / Schauspieler 

Rolle: Faust 
Stück: Faust - Teil 1 
Autor: Johann Wolfgang Goethe 

Erscheinungsjahr: 1808 
Originalsprache: Deutsch 
Übersetzung (Englisch): Bayard Taylor 
Übersetzung (Französisch): Gérard de Nerval
Übersetzung (Spanisch): Francesch Pelay Briz 
Übersetzung (Italienisch): Giovita Scalvini
 


1. Szene - Nacht. In einem hochgewölbten, engen gotischen Zimmer. 

Faust allein, unruhig auf seinem Sessel am Pulte. 

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FAUST:
Habe nun, ach! Philosophie,
Juristerei und Medizin,
Und leider auch Theologie
Durchaus studiert, mit heißem Bemühn.
Da steh ich nun, ich armer Tor!
Und bin so klug als wie zuvor;
Heiße Magister, heiße Doktor gar
Und ziehe schon an die zehen Jahr
Herauf, herab und quer und krumm
Meine Schüler an der Nase herum –
Und sehe, daß wir nichts wissen können!
Das will mir schier das Herz verbrennen.
Zwar bin ich gescheiter als all die Laffen,
Doktoren, Magister, Schreiber und Pfaffen;
Mich plagen keine Skrupel noch Zweifel,
Fürchte mich weder vor Hölle noch Teufel –
Dafür ist mir auch alle Freud entrissen,
Bilde mir nicht ein, was Rechts zu wissen,
Bilde mir nicht ein, ich könnte was lehren,
Die Menschen zu bessern und zu bekehren.
Auch hab ich weder Gut noch Geld,
Noch Ehr und Herrlichkeit der Welt;
Es möchte kein Hund so länger leben!
Drum hab ich mich der Magie ergeben,
Ob mir durch Geistes Kraft und Mund
Nicht manch Geheimnis würde kund;
Daß ich nicht mehr mit saurem Schweiß
Zu sagen brauche, was ich nicht weiß;
Daß ich erkenne, was die Welt
Im Innersten zusammenhält,
Schau alle Wirkenskraft und Samen,
Und tu nicht mehr in Worten kramen.
O sähst du, voller Mondenschein,
Zum letzenmal auf meine Pein,
Den ich so manche Mitternacht
An diesem Pult herangewacht:
Dann über Büchern und Papier,
Trübsel'ger Freund, erschienst du mir!
Ach! könnt ich doch auf Bergeshöhn
In deinem lieben Lichte gehn,
Um Bergeshöhle mit Geistern schweben,
Auf Wiesen in deinem Dämmer weben,
Von allem Wissensqualm entladen,
In deinem Tau gesund mich baden!
Weh! steck ich in dem Kerker noch?
Verfluchtes dumpfes Mauerloch,
Wo selbst das liebe Himmelslicht
Trüb durch gemalte Scheiben bricht!
Beschränkt mit diesem Bücherhauf,
den Würme nagen, Staub bedeckt,
Den bis ans hohe Gewölb hinauf
Ein angeraucht Papier umsteckt;
Mit Gläsern, Büchsen rings umstellt,
Mit Instrumenten vollgepfropft,
Urväter Hausrat drein gestopft –
Das ist deine Welt! das heißt eine Welt!
Und fragst du noch, warum dein Herz
Sich bang in deinem Busen klemmt?
Warum ein unerklärter Schmerz
Dir alle Lebensregung hemmt?
Statt der lebendigen Natur,
Da Gott die Menschen schuf hinein,
Umgibt in Rauch und Moder nur
Dich Tiergeripp und Totenbein.
Flieh! auf! hinaus ins weite Land!
Und dies geheimnisvolle Buch,
Von Nostradamus' eigner Hand,
Ist dir es nicht Geleit genug?
Erkennest dann der Sterne Lauf,
Und wenn Natur dich Unterweist,
Dann geht die Seelenkraft dir auf,
Wie spricht ein Geist zum andren Geist.
Umsonst, daß trocknes Sinnen hier
Die heil'gen Zeichen dir erklärt:
Ihr schwebt, ihr Geister, neben mir;
Antwortet mir, wenn ihr mich hört!

(Er schlägt das Buch auf und erblickt das Zeichen des Makrokosmus.)


Scene I - Night. A lofty-arched, narrow, Gothic chamber.

Faust alone, in a chair at a desk, restless.   

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FAUST:
I've studied now Philosophy
And Jurisprudence, Medicine,--
And even, alas! Theology,--
From end to end, with labor keen;
And here, poor fool! with all my lore
I stand, no wiser than before:
I'm Magister--yea, Doctor--hight,
And straight or cross-wise, wrong or right,
These ten years long, with many woes,
I've led my scholars by the nose,--
And see, that nothing can be known!
That knowledge cuts me to the bone.
I'm cleverer, true, than those fops of teachers,
Doctors and Magisters, Scribes and Preachers;
Neither scruples nor doubts come now to smite me,
Nor Hell nor Devil can longer affright me.
For this, all pleasure am I foregoing;
I do not pretend to aught worth knowing,
I do not pretend I could be a teacher
To help or convert a fellow-creature.
Then, too, I've neither lands nor gold,
Nor the world's least pomp or honor hold--
No dog would endure such a curst existence!
Wherefore, from Magic I seek assistance,
That many a secret perchance I reach
Through spirit-power and spirit-speech,
And thus the bitter task forego
Of saying the things I do not know,--
That I may detect the inmost force
Which binds the world, and guides its course;
Its germs, productive powers explore,
And rummage in empty words no more!
O full and splendid Moon, whom I
Have, from this desk, seen climb the sky
So many a midnight,--would thy glow
For the last time beheld my woe!
Ever thine eye, most mournful friend,
O'er books and papers saw me bend;
But would that I, on mountains grand,
Amid thy blessed light could stand,
With spirits through mountain-caverns hover,
Float in thy twilight the meadows over,
And, freed from the fumes of lore that swathe me,
To health in thy dewy fountains bathe me!
Ah, me! this dungeon still I see,
This drear, accursed masonry,
Where even the welcome daylight strains
But duskly through the painted panes.
Hemmed in by many a toppling heap
Of books worm-eaten, gray with dust,
Which to the vaulted ceiling creep,
Against the smoky paper thrust,--
With glasses, boxes, round me stacked,
And instruments together hurled,
Ancestral lumber, stuffed and packed--
Such is my world: and what a world!
And do I ask, wherefore my heart
Falters, oppressed with unknown needs?
Why some inexplicable smart
All movement of my life impedes?
Alas! in living Nature's stead,
Where God His human creature set,
In smoke and mould the fleshless dead
And bones of beasts surround me yet!
Fly! Up, and seek the broad, free land!
And this one Book of Mystery
From Nostradamus' very hand,
Is't not sufficient company?
When I the starry courses know,
And Nature's wise instruction seek,
With light of power my soul shall glow,
As when to spirits spirits speak.
'Tis vain, this empty brooding here,
Though guessed the holy symbols be:
Ye, Spirits, come--ye hover near--
Oh, if you hear me, answer me!

(He opens the Book, and perceives the sign of the Macrocosm.)


Scène I - La nuit, dans une chambre à voûte élevée, étroite, gothique. 

Faust seul, inquiet, est assis devant son pupitre. 

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FAUST: Philosophie, hélas ! jurisprudence, médecine, et toi aussi, triste théologie !… je vous ai donc étudiées à fond avec ardeur et patience : et maintenant me voici là, pauvre fou, tout aussi sage que devant. Je m’intitule, il est vrai, maître, docteur, et, depuis dix ans, je promène çà et là mes élèves par le nez. — Et je vois bien que nous ne pouvons rien connaître !… Voilà ce qui me brûle le sang ! J’en sais plus, il est vrai, que tout ce qu’il y a de sots, de docteurs, de maîtres, d’écrivains et de moines au monde ! Ni scrupule, ni doute ne me tourmentent plus ! Je ne crains rien du diable, ni de l’enfer ; mais aussi toute joie m’est enlevée. Je ne crois pas savoir rien de bon en effet, ni pouvoir rien enseigner aux hommes pour les améliorer et les convertir. Aussi n’ai-je ni bien, ni argent, ni honneur, ni domination dans le monde : un chien ne voudrait pas de la vie à ce prix ! Il ne me reste désormais qu’à me jeter dans la magie. Oh ! si la force de l’esprit et de la parole me dévoilait les secrets que j’ignore, et si je n’étais plus obligé de dire péniblement ce que je ne sais pas ; si enfin je pouvais connaître tout ce que le monde cache en lui-même, et, sans m’attacher davantage à des mots inutiles, voir ce que la nature contient de secrète énergie et de semences éternelles ! Astre à la lumière argentée, lune silencieuse, daigne pour la dernière fois jeter un regard sur ma peine !… j’ai si souvent la nuit, veillé près de ce pupitre ! C’est alors que tu m’apparaissais sur un amas de livres et de papiers, mélancolique amie ! Ah ! que ne puis-je, à ta douce clarté, gravir les hautes montagnes, errer dans les cavernes avec les esprits, danser sur le gazon pâle des prairies, oublier toutes les misères de la science, et me baigner rajeuni dans la fraîcheur de ta rosée ! Hélas ! et je languis encore dans mon cachot ! Misérable trou de muraille, où la douce lumière du ciel ne peut pénétrer qu’avec peine à travers ces vitrages peints, à travers cet amas de livres poudreux et vermoulus, et de papiers entassés jusqu’à la voûte. Je n’aperçois autour de moi que verres, boîtes, instruments, meubles pourris, héritage de mes ancêtres… Et c’est là ton monde, et cela s’appelle un monde ! Et tu demandes encore pourquoi ton cœur se serre dans ta poitrine avec inquiétude, pourquoi une douleur secrète entrave en toi tous les mouvements de la vie ! Tu le demandes !… Et au lieu de la nature vivante dans laquelle Dieu t’a créé, tu n’es environné que de fumée et moisissure, dépouilles d’animaux et ossements de morts ! Délivre-toi ! Lance-toi dans l’espace ! Ce livre mystérieux, tout écrit de la main de Nostradamus, ne suffit-il pas pour te conduire ? Tu pourras connaître alors le cours des astres ; alors, si la nature daigne t’instruire, l’énergie de l’âme te sera communiquée, comme un esprit à un autre esprit. C’est en vain que, par un sens aride, tu voudrais ici t’expliquer les signes divins… Esprits qui nagez près de moi, répondez-moi, si vous m’entendez ! (Il frappe le livre, et considère le signe du macrocosme.)


Escena I - La noche. Salon gótico, pequeño y abovedado. 

Fausto solo, algo inquieto y sentado en un sillon junto a su pupitre.

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FAUSTO: ¡Ay de mí! con laborioso ardor he estudiado la filosofía, la jurisprudencia, la medicina y también la teología, e, ¡insensato de mí!, al presente soy tan ignorante como si nada hubiese aprendido. Bien es verdad que me título maestro, doctor, y que hace unos diez años enseño a mis discípulos muy distintas materias. ¡Convencido estoy de que nada podemos saber!... ¡Esto consume mi corazón! En realidad, sé un poco más que los necios, los doctores, los maestros, los clérigos y los monjes; ni escrúpulo, ni duda de clase alguna me mortifica; ni el diablo, ni el infierno me amedrentan: pero gracias a esto, tampoco disfruto de placer alguno; conozco que nada sé de bueno; comprendo que mis doctrinas no son bastante sólidas para hacer mejores y para convertirá los hombres; carezco de bienes, de dinero, de dicha y de crédito en el mundo; un perro, de fijo, que a este precio no quisiera la vida. ¿Para venir a parar a este desenlace triste, me habré entregado por completo a la magia? ¡Ojalá, pudiese lograr con la fuerza del talento y de la palabra, que me fuesen revelados ciertos misterios! ¡Ojalá, no me viese obligado a sudar sangre y agua para confesar, en último resultado, mi ignorancia! Ojalá, me fuese posible saber lo que contiene el mundo en sus entrarías, asistir y presenciar el desarrollo de toda clase de fuerzas activas, poseer el secreto de la fecundación , y abandonar para siempre este tráfico de palabras misteriosas que nos obliga a usar nuestra ignorancia  ¡Oh tú!, luna, amiga cariñosa que muchas veces me has encontrado revolviendo libros y en vela junto a este pupitre, dígnate arrojar, sobre mi triste existencia, un solo rayo de tu argentina luz! Cuán feliz seria, si pudiese divagar por las cumbres de los montes guiado por tu luz cenicienta; flotar con los Espíritus en las grutas profundas; errar a través de las embalsamadas praderas; ¡y encontrar la pureza del alma al bañarme en tu rocío!¡Ay de mí! ¿debo permanecer aún más tiempo en esta miserable prisión? ¡Maldito nido de tenebrosa muralla, en donde solo penetra la clara luz del día al través de pintados cristales! ¡Para mí, el mundo, es únicamente esta gran cantidad de libros y papeles sucios y roídos por los gusanos que se eleva a mi alrededor hasta tocar la elevada bóveda! ¡Para mí el mundo se reduce a estos botes, a esos vidrios, a esos instrumentos, a esos muebles de mis antepasados!... ¡Pobre mundo es el mío! ¿Y aun me atrevo a preguntar, porqué mi corazón se siente oprimido y late con angustia en el interior de mi pecho, porqué un dolor inexplicable detiene en mí toda pulsación vital, yo que vivo en medio de vapores dañinos y del aire corrompido, en vez de respirar el puro ambiente de la naturaleza en cuyo seno Dios creó a los hombres, yo que solo amontono junto a mí huesos humanos y esqueletos de animales? ¿Por qué no debo disfrutar del mundo? ¿Por qué no recorrer el espacio? ¿Este misterioso libro de Nostradamus deja por ventura de ser un guía certero? Sí, conoceré el curso de las estrellas; y, si la Naturaleza quiere instruirme, sentiré desarrollar y engrandecer mi alma, ¡lograré saber de qué manera un espíritu habla con otro espíritu! En vano trataría de adivinar los caracteres sagrados con la ayuda de un árido sentido común. Vosotros que revoloteáis alrededor de mí, vosotros espíritus, si comprendéis mis palabras, ¡satisfaced mis deseos! (Abre el libro y repara en el signo del macrocosmo).


Scena I - Notte. Stanza gotica a volta alta ed angusta. 

Faust solo, inquieto sulla seggiola allo scrittoio. 

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FAUST: Oimé, io ho oramai studiato filosofia, giurisprudenza, medicina, e, lasso! anche la grama teologia! e d'ogni cosa sono andato al fondo con cocente fatica. Ed ecco, povero pazzo! ch'io ne so ora quanto innanzi. Mi chiamano maestro, chiamanmi anche dottore, e già da dieci anni io meno, di su e di giù, e per lungo e per traverso, i miei scolari pel naso; oh! veggo manifesto che noi sapremo mai nulla! Ahi, io ne avrò rapidamente consumato il cuore! Per verità io posso di dottrina tutti quanti i cianciatori, dottori, maestri, scrivani o preti, né io sono tormentato da dubbi o da scrupoli; né l'inferno, né il diavolo mi dà paura. Ma, e ogni gioja si è pure partita da me: non più presumo di conoscere alcuna cosa di vero; non più presumo d'insegnare alcuna cosa che mi valga a ravviare e condurre gli uomini al bene. Oltre di che, io non ho né poderi, né oro, né onori, né dignità nel mondo. — Un cane non potrebbe lungamente durare simil vita. — E però io mi sono gettato nella magìa per tentare se mai gli Spiriti volessero di lor bocca rivelarmi alcuni segreti, tal ch'io cessassi una volta questa angoscia d'insegnare quello ch'io non so; conoscessi pur una volta ciò che più intimamente feconda e tiene insieme questo universo, le operose sue forze, e le sementi di tutte le cose, e non facessi più un vergognoso mercato di parole. Oh, fosse questa l'ultima volta, o Luna, che tu guardi sopra di me travagliato! quante volte dinanzi a questo leggio io ho vegliato tardi nella notte aspettandoti: e tu, mesta amica, sei pur sempre apparsa, a me su libri e su carte! Oh, potessi in sulle cime dei monti aggirarmi per entro la tua amabile luce, starmi sospeso cogli Spiriti in sui burroni, divagarmi, avvolto da' tuoi taciti albori, sui prati, e, sgombro da tutte le vanità della scienza, bagnarmi e rinfrancarmi nella tua rugiada. Misero! e starommi ancora confitto in questo carcere? in questa maledetta, fetida tana, dove anche il dolce lume del giorno penetra torvo e interrotto per le colorate vetriere; vallato da questo monte di volumi che i vermi rodono e copre la polvere; da questa carta affumicata, stipata fin su sotto la vista: con vasi ed ampolle intorno assettate, e stromenti accatastati, e masserizie de' miei avoli qui dentro calcate! — E questo è il tuo mondo! questo a te pare un mondo. Su, fuggi! va fuori all'aperto! E non è scorta sufficiente per te questo misterioso libro di mano propria di Nostradamo? Allora tu conoscerai il corso delle stelle, e ammaestrato dalla natura, la tua anima si farà udire potente dentro di te, simile a uno spirito che parli ad un altro spirito. Indarno qui speri che i santi segni ti si rivelino per un torbido meditare. Voi vi aggirate, o Spiriti, intorno a me: rispondetemi se mi udite! (Apre il libro, e affissa il segno del Microcosmo). Oh, vista! Oh, di che viva delizia sono subitamente innondati tutti i miei sensi! Sento corrermi per ogni fibra di quel santo e soave ardore che faceva lieta la mia giovinezza. Fu egli un dio che delineò questi segni? Essi serenano la tempesta della mia mente, empiono di giubilo il mio povero cuore, e mi avvalorano a togliere il velo alle forze arcane della natura. E sono io pure un dio, poiché tanta luce mi folgora d'improvviso nell'intelletto? Miro in queste nitide linee tutta aprirmisi dinanzi all'anima l'operatrice natura; e conosco ora finalmente ciò che suona la parola del savio. “Il mondo degli spiriti non è chiuso, ma sì la tua mente; il tuo cuore è morto! Orsù, discepolo, irrora infaticabile dei raggi del mattino il petto terrestre”. (Contempla il segno.)


 


Klassische Monologe zum Vorsprechen: 
Monologe für Männer / Schauspieler 

Rolle: Der Schüler 
Stück: Faust - Teil 1 
Autor: Johann Wolfgang Goethe 

Erscheinungsjahr: 1808 
Originalsprache: Deutsch
Übersetzung (Englisch): Bayard Taylor 
Übersetzung (Französisch): Gérard de Nerval 
Übersetzung (Spanisch): Francesch Pelay Briz 
Übersetzung (Italienisch): Giovita Scalvini 


7. Szene - Studierzimmer. 

Der Schüler und Mephistopheles. 

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SCHÜLER: (tritt auf)
Ich bin allhier erst kurze Zeit,
Und komme voll Ergebenheit,
Einen Mann zu sprechen und zu kennen,
Den alle mir mit Ehrfucht nennen.
[...] Ich bitt Euch, nehmt Euch meiner an!
Ich komme mit allem guten Mut,
Leidlichem Geld und frischem Blut;
Meine Mutter wollte mich kaum entfernen;
Möchte gern was Rechts hieraußen lernen.
[...] Aufrichtig, möchte schon wieder fort:
In diesen Mauern, diesen Hallen
Will es mir keineswegs gefallen.
Es ist ein gar beschränkter Raum,
Man sieht nichts Grünes, keinen Baum,
Und in den Sälen, auf den Bänken,
Vergeht mir Hören, Sehn und Denken.
[...] An ihrem Hals will ich mit Freuden hangen;
Doch sagt mir nur, wie kann ich hingelangen?
[...] Ich wünschte recht gelehrt zu werden,
Und möchte gern, was auf der Erden
Und in dem Himmel ist, erfassen,
Die Wissenschaft und die Natur.
[...] Ich bin dabei mit Seel und Leib;
Doch freilich würde mir behagen
Ein wenig Freiheit und Zeitvertreib
An schönen Sommerfeiertagen.


Scene VII - The Study. 

The Student and Mephistopheles. 

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STUDENT: (enters) 
I’m only here momentarily,
I’ve come, filled with humility,
To speak to, and to stand before,
One who’s spoken of with awe.
[...] I beg you, please enrol me, here!
I come to you strong of courage,
Lined in pocket, healthy for my age:
My mother didn’t want to lose me: though,
I’d like to learn what it’s right for me to know.

[...] To be honest, I’d like to go already:
There’s little pleasure for me at all,
In these walls, and all these halls.
It’s such a narrow space I find,
You see no trees, no leaves of any kind,
And in the lectures, on the benches,
All thought deserts me, and my senses.

[...] I’ll cling to her neck with pleasure:
But only tell me how to find her.
[...] I want to be a true scholar,
I want to grasp, by the collar,
What’s on earth, in heaven above,
In Science, and in Nature too.

[...] I’ll be present heart and soul:
Of course I’ll want to play,
Have some fun and freedom, though,
On each sweet summer holiday.



Scène VII - Cabinet d’étude. 

L’Écolier et Méphistophélès. 

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L’ÉCOLIER: (entre) Je suis ici depuis peu de temps, et je viens, plein de soumission, causer et faire connaissance avec un homme qu’on ne m’a nommé qu’avec vénération.[...]Je viens vous prier de vous charger de moi ! Je suis muni de bonne volonté, d’une dose passable d’argent, et de sang frais ; ma mère a eu bien de la peine à m’éloigner d’elle, et j’en profiterais volontiers pour apprendre ici quelque chose d’utile. [...] À parler vrai, je voudrais déjà m’éloigner. Parmi ces murs, ces salles, je ne me plairai en aucune façon ; c’est un espace bien étranglé ; on n’y voit point de verdure, point d’arbres, et, dans ces salles, sur les bancs, je perds l’ouïe, la vue et la pensée. [...] Je veux me pendre de joie à son cou ; cependant, enseignez-moi le moyen d’y parvenir. [...] Je souhaiterais de devenir fort instruit, et j’aimerais assez à pouvoir embrasser tout ce qu’il y a sur la terre et dans le ciel, la science et la nature. [...] M’y voici corps et âme ; mais je serais bien aise de pouvoir disposer d’un peu de liberté et de bon temps aux jours de grandes fêtes, pendant l’été…


Escena VII - Gabinete de estudio. 

El Estudiante y Mefistófeles. 

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ESTUDIANTE: (entra) He llegado hace poco, y, deseoso de aprender, vengo a visitaros con respeto y sumisión, anhelando trabar cono cimiento con un hombre que escita la admiración general. [...] Precisamente vengo para que me instruyáis. Me presento con la mayor buena fe, con algunos cuartos, y mucha salud: a duras penas he alcanzado de mi madre el que me dejase venir. Deseo aprender algo bueno a vuestro lado. [...] Con franqueza, quisiera haber salido ya. No me gustan esas paredes negras y esos salones. Es un sitio este muy reducido, ¡desde aquí no se ve clase alguna de vegetación, ni tan siquiera un árbol! En estas habitaciones y sobre todo en estos bancos, se me echa a perder el oído, la vista y el raciocinio. [...] Quisiera entregarme a ella en cuerpo y alma: decidme ¿qué debo hacer para lograr mi objeto? [...] Desearía saber mucho, quisiera conocer muy a fondo todo cuanto en cielo y tierra existe; eso es, quisiera estudiar la ciencia y la naturaleza. [...] Eso es lo que me propongo; no obstante, me reservaré el descanso para cuando lleguen las vacaciones. 


Scena VII - Studio. 

Lo Studente e Mefistofele. 

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STUDENTE: (entra) Io son giunto or ora in città, e vengo con la debita riverenza per udire e conoscere un uomo del quale è sparsa sì onorevol fama nel mondo. [...] Deh, voglia ella darmi avviamento, la ne prego. Ho la migliore volontà del mondo; una sommetta di danari, e vivezza di gioventù. Mia madre era tutta accorata di vedermi partire: ond'io vorrei, ora che son fuori, fare alcun profitto ne' buoni studi. [...] Eppure, se ho a dire il vero, io avrei già voglia di andarmene; ch'io non so s'io potrei mai assuefarmi a queste mura e a quest'atri. È un sito stretto e senz'aria, di dove non si vede né un albero né un fuscello d'erba: e nelle sale, su per le panche, io invero istupidisco, e non odo, non veggo, non intendo più nulla. [...] Oh, io mi sospenderò deliziosamente al suo collo. Sol piacciale additarmi la via ond'io arrivi ad essa. [...] Che so io? io vorrei essere ben addottrinato in ogni cosa: abbracciare l'umano e il divino, la scienza e la natura. [...] Io non riguarderò a fatiche di alcuna sorta; ma io vorrei pur anche godere alcun poco di libertà, e rallentare alquanto lo spirito ne' bei dì delle feste la state.


 


Klassische Monologe zum Vorsprechen: 
Monologe für Männer / Schauspieler 

Rolle: Orest 
Stück: Iphigenie auf Tauris 
Autor: Johann Wolfgang Goethe 

Erscheinungsjahr: 1779 
Originalsprache: Deutsch


3. Aufzug, 2. Auftritt 

Orest allein. 

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OREST: (aus seiner Betäubung erwachend und sich aufrichtend)
Noch einen' reiche mir aus Lethes Fluten
Den letzten kühlen Becher der Erquickung!
Bald ist der Krampf des Lebens aus dem Busen
Hinweggespült; bald fließet still mein Geist,
Der Quelle des Vergessens hingegeben,
Zu euch, ihr Schatten, in die ew'gen Nebel.
Gefällig laßt in eurer Ruhe sich
Den umgetriebnen Sohn der Erde laben! –
Welch ein Gelispel hör ich in den Zweigen,
Welch ein Geräusch aus jener Dämmrung säuseln? –
Sie kommen schon, den neuen Gast zu sehn!
Wer ist die Schar, die herrlich miteinander
Wie ein versammelt Fürstenhaus sich freut?
Sie gehen friedlich, Alt' und Junge, Männer
Mit Weibern; göttergleich und ähnlich scheinen
Die wandelnden Gestalten. Ja, sie sind's,
Die Ahnherrn meines Hauses! – Mit Thyesten
Geht Atreus in vertraulichen Gesprächen,
Die Knaben schlüpfen scherzend um sie her.
Ist keine Feindschaft hier mehr unter euch?
Verlosch die Rache wie das Licht der Sonne?
So bin auch ich willkommen, und ich darf
In euern feierlichen Zug mich mischen.
Willkommen, Väter! euch grüßt Orest,
Von euerm Stamme der letzte Mann;
Was ihr gesät, hat er geerntet:
Mit Fluch beladen stieg er herab.
Doch leichter träget sich hier jede Bürde:
Nehmt ihn, o nehmt ihn in euern Kreis! –
Dich, Atreus, ehr ich, auch dich, Thyesten:
Wir sind hier alle der Feindschaft los. –
Zeigt mir den Vater, den ich nur einmal
Im Leben sah! – Bist du's, mein Vater?
Und führst die Mutter vertraut mit dir?
Darf Klytämnestra die Hand dir reichen,
So darf Orest auch zu ihr treten
Und darf ihr sagen: Sieh deinen Sohn! –
Seht euern Sohn! Heißt ihn willkommen!
Auf Erden war in unserm Hause
Der Gruß des Mordes gewisse Losung,
Und das Geschlecht des alten Tantalus
Hat seine Freuden jenseits der Nacht.
Ihr ruft: »Willkommen!« und nehmt mich auf.
O führt zum Alten, zum Ahnherrn mich!
Wo ist der Alte? daß ich ihn sehe,
Das teure Haupt, das vielverehrte,
Das mit den Göttern zu Rate saß.
Ihr scheint zu zaudern, euch wegzuwenden?
Was ist es? Leidet der Göttergleiche?
Weh mir! es haben die Übermächt'gen
Der Heldenbrust grausame Qualen
Mit ehrnen Ketten fest aufgeschmiedet.


   


Klassische Monologe zum Vorsprechen: 
Monologe für Frauen / Schauspielerinnen 

Rolle: Iphigenie 
Stück: Iphigenie auf Tauris 
Autor: Johann Wolfgang Goethe 

Erscheinungsjahr: 1779 
Originalsprache: Deutsch


4. Aufzug, 5. Auftritt 

Iphigenie alleine. 

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IPHIGENIE:
Vor meinen Ohren tönt das alte Lied –
Vergessen hatt ich's und vergaß es gern –,
Das Lied der Parzen, das sie grausend sangen,
Als Tantalus vom goldnen Stuhle fiel:
Sie litten mit dem edeln Freunde; grimmig
War ihre Brust und furchtbar ihr Gesang.
In unsrer Jugend sang's die Amme mir
Und den Geschwistern vor, ich merkt es wohl:

Es fürchte die Götter
Das Menschengeschlecht!
Sie halten die Herrschaft
In ewigen Händen
Und können sie brauchen,
Wie's ihnen gefällt.
Der fürchte sie doppelt,
Den je sie erheben!
Auf Klippen und Wolken
Sind Stühle bereitet
Um goldene Tische.
Erhebet ein Zwist sich:
So stürzen die Gäste
Geschmäht und geschändet
In nächtliche Tiefen
Und harren vergebens,
Im Finstern gebunden,
Gerechten Gerichtes.
Sie aber, sie bleiben
In ewigen Festen
An goldenen Tischen.
Sie schreiten vom Berge
Zu Bergen hinüber:
Aus Schlünden der Tiefe
Dampft ihnen der Atem
Erstickter Titanen,
Gleich Opfergerüchen,
Ein leichtes Gewölke.
Es wenden die Herrscher
Ihr segnendes Auge
Von ganzen Geschlechtern
Und meiden, im Enkel
Die ehmals geliebten,
Still redenden Züge
Des Ahnherrn zu sehn.
So sangen die Parzen;
Es horcht der Verbannte
In nächtlichen Höhlen,
Der Alte, die Lieder,
Denkt Kinder und Enkel
Und schüttelt das Haupt.


   


Klassische Monologe zum Vorsprechen: 
Monologe für Frauen / Schauspielerinnen 

Rolle: Iphigenie 
Stück: Iphigenie auf Tauris 
Autor: Johann Wolfgang Goethe 

Erscheinungsjahr: 1779 
Originalsprache: Deutsch


1. Aufzug, 1. Auftritt 

Iphigenie alleine. 

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IPHIGENIE:
Heraus in eure Schatten, rege Wipfel
Des alten, heil'gen, dichtbelaubten Haines,
Wie in der Göttin stilles Heiligtum,
Tret ich noch jetzt mit schauderndem Gefühl,
Als wenn ich sie zum erstenmal beträte,
Und es gewöhnt sich nicht mein Geist hierher.
So manches Jahr bewahrt mich hier verborgen
Ein hoher Wille, dem ich mich ergebe;
Doch immer bin ich, wie im ersten, fremd.
Denn ach! mich trennt das Meer von den Geliebten,
Und an dem Ufer steh ich lange Tage,
Das Land der Griechen mit der Seele suchend;
Und gegen meine Seufzer bringt die Welle
Nur dumpfe Töne brausend mir herüber.
Weh dem, der fern von Eltern und Geschwistern
Ein einsam Leben führt! Ihm zehrt der Gram
Das nächste Glück vor seinen Lippen weg,
Ihm schwärmen abwärts immer die Gedanken
Nach seines Vaters Hallen, wo die Sonne
Zuerst den Himmel vor ihm aufschloß, wo
Sich Mitgeborne spielend fest und fester
Mit sanften Banden aneinanderknüpften.
Ich rechte mit den Göttern nicht; allein
Der Frauen Zustand ist beklagenswert.
Zu Haus und in dem Kriege herrscht der Mann,
Und in der Fremde weiß er sich zu helfen.
Ihn freuet der Besitz; ihn krönt der Sieg!
Ein ehrenvoller Tod ist ihm bereitet.
Wie eng-gebunden ist des Weibes Glück!
Schon einem rauhen Gatten zu gehorchen
Ist Pflicht und Trost; wie elend, wenn sie gar
Ein feindlich Schicksal in die Ferne treibt!
So hält mich Thoas hier, ein edler Mann,
In ernsten, heil'gen Sklavenbanden fest.
O wie beschämt gesteh ich, daß ich dir
Mit stillem Widerwillen diene, Göttin,
Dir, meiner Retterin! Mein Leben sollte
Zu freiem Dienste dir gewidmet sein.
Auch hab ich stets auf dich gehofft und hoffe
Noch jetzt auf dich, Diana, die du mich,
Des größten Königes verstoßne Tochter,
In deinen heil'gen, sanften Arm genommen.
Ja, Tochter Zeus', wenn du den hohen Mann,
Den du, die Tochter fordernd, ängstigtest,
Wenn du den göttergleichen Agamemnon,
Der dir sein Liebstes zum Altare brachte,
Von Trojas umgewandten Mauern rühmlich
Nach seinem Vaterland zurückbegleitet,
Die Gattin ihm, Elektren und den Sohn,
Die schonen Schätze, wohl erhalten hast:
So gib auch mich den Meinen endlich wieder,
Und rette mich, die du vom Tod errettet,
Auch von dem Leben hier, dem zweiten Tode!


   


Klassische Monologe zum Vorsprechen: 
Monologe für Frauen / Schauspielerinnen 

Rolle: Iphigenie 
Stück: Iphigenie auf Tauris 
Autor: Johann Wolfgang Goethe 

Erscheinungsjahr: 1779 
Originalsprache: Deutsch


4. Aufzug, 5. Auftritt 

Iphigenie alleine. 

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IPHIGENIE:
Ich muß ihm folgen: denn die Meinigen
Seh ich in dringender Gefahr. Doch ach!
Mein eigen Schicksal macht mir bang und bänger.
O soll ich nicht die stille Hoffnung retten,
Die in der Einsamkeit ich schön genährt?
Soll dieser Fluch denn ewig walten? Soll
Nie dies Geschlecht mit einem neuen Segen
Sich wieder heben? – Nimmt doch alles ab!
Das beste Glück, des Lebens schönste Kraft
Ermattet endlich: warum nicht der Fluch?
So hofft ich denn vergebens, hier verwahrt,
Von meines Hauses Schicksal abgeschieden,
Dereinst mit reiner Hand und reinem Herzen
Die schwerbefleckte Wohnung zu entsühnen!
Kaum wird in meinen Armen mir ein Bruder
Vom grimm'gen Übel wundervoll und schnell
Geheilt, kaum naht ein lang erflehtes Schiff,
Mich in den Port der Vaterwelt zu leiten,
So legt die taube Not ein doppelt Laster
Mit ehrner Hand mir auf: das heilige,
Mir anvertraute, viel verehrte Bild
Zu rauben und den Mann zu hintergehn,
Dem ich mein Leben und mein Schicksal danke.
O daß in meinem Busen nicht zuletzt
Ein Widerwille keime! der Titanen,
Der alten Götter tiefer Haß auf euch,
Olympier, nicht auch die zarte Brust
Mit Geierklauen fasse! Rettet mich
Und rettet euer Bild in meiner Seele!


   


Klassische Monologe zum Vorsprechen: 
Monologe für Frauen / Schauspielerinnen 

Rolle: Klärchen 
Stück: Egmont 
Autor: Johann Wolfgang Goethe 

Erscheinungsjahr: 1789 
Originalsprache: Deutsch 
 


5. Aufzug - Klärchens Haus. 

Klärchen allein.  

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KLÄRCHEN: (kommt mit einer Lampe und einem Glas Wasser aus der Kammer; sie setzt das Glas auf den Tisch und tritt ans Fenster) Brackenburg? Seid Ihr's? Was hört' ich denn? noch niemand? Es war niemand! Ich will die Lampe ins Fenster setzen, daß er sieht, ich wache noch, ich warte noch auf ihn. Er hat mir Nachricht versprochen. Nachricht? Entsetzliche Gewißheit! – Egmont verurteilt! – Welch Gericht darf ihn fordern? und sie verdammen ihn! Der König verdammt ihn? oder der Herzog? Und die Regentin entzieht sich! Oranien zaudert, und alle seine Freunde! – - Ist dies die Welt, von deren Wankelmut, Unzuverlässigkeit ich viel gehört und nichts empfunden habe? Ist dies die Welt? – Wer wäre bös genug, den Teuern anzufeinden? Wäre Bosheit mächtig genug, den allgemein Erkannten schnell zu stürzen? Doch ist es so – es ist – O Egmont, sicher hielt ich dich vor Gott und Menschen, wie in meinen Armen! Was war ich dir? Du hast mich dein genannt, mein ganzes Leben widmete ich deinem Leben. – Was bin ich nun? Vergebens streck ich nach der Schlinge, die dich faßt, die Hand aus. Du hülflos und ich frei! – Hier ist der Schlüssel zu meiner Tür. An meiner Willkür hängt mein Gehen und mein Kommen, und dir bin ich zu nichts! – - O bindet mich, damit ich nicht verzweifle; und werft mich in den tiefsten Kerker, daß ich das Haupt an feuchte Mauern schlage, nach Freiheit winsle, träume, wie ich ihm helfen wollte, wenn Fesseln mich nicht lähmten, wie ich ihm helfen würde. – Nun bin ich frei, und in der Freiheit liegt die Angst der Ohnmacht. – Mir selbst bewußt, nicht fähig, ein Glied nach seiner Hülfe zu rühren. Ach leider, auch der kleine Teil von deinem Wesen, dein Klärchen, ist wie du gefangen und regt getrennt im Todeskrampfe nur die letzten Kräfte. – Ich höre schleichen, husten – Brackenburg – er ist's! – Elender guter Mann, dein Schicksal bleibt sich immer gleich; dein Liebchen öffnet dir die nächtliche Tür, und ach zu welch unseliger Zusammenkunft!


 


Klassische Monologe zum Vorsprechen: 
Monologe für Frauen / Schauspielerinnen 

Rolle: Klärchen 
Stück: Egmont 
Autor: Johann Wolfgang Goethe 

Erscheinungsjahr: 1789 
Originalsprache: Deutsch 
 


5. Aufzug - Straße. Dämmerung. 

Klärchen, Brackenburg und Bürger.  

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KLÄRCHEN: Komm mit, Brackenburg! Du mußt die Menschen nicht kennen; wir befreien ihn gewiß. Denn was gleicht ihrer Liebe zu ihm? Jeder fühlt, ich schwör es, in sich die brennende Begier, ihn zu retten, die Gefahr von einem kostbaren Leben abzuwenden und dem Freiesten die Freiheit wiederzugeben. Komm! Es fehlt nur an der Stimme, die sie zusammenruft. In ihrer Seele lebt noch ganz frisch, was sie ihm schuldig sind! und daß sein mächtiger Arm allein von ihnen das Verderben abhält, wissen sie. Um seinet- und ihretwillen müssen sie alles wagen. Und was wagen wir? Zum höchsten unser Leben, das zu erhalten nicht der Mühe wert ist, wenn er umkommt. [...] Laß uns nicht lang vergebliche Worte wechseln. Hier kommen von den alten, redlichen, wackern Männern! Hört, Freunde! Nachbarn, hört! – Sagt, wie ist es mit Egmont? [...] Tretet näher, daß wir sachte reden, bis wir einig sind und stärker. Wir dürfen nicht einen Augenblick versäumen! Die freche Tyrannei, die es wagt, ihn zu fesseln, zuckt schon den Dolch, ihn zu ermorden. O Freunde! mit jedem Schritt der Dämmerung werd ich ängstlicher. Ich fürchte diese Nacht! Kommt! wir wollen uns teilen; mit schnellem Lauf von Quartier zu Quartier rufen wir die Bürger heraus. Ein jeder greife zu seinen alten Waffen. Auf dem Markte treffen wir uns wieder, und unser Strom reißt einen jeden mit sich fort. Die Feinde sehen sich umringt und überschwemmt, und sind erdrückt. Was kann uns eine Handvoll Knechte widerstehen? Und er in unsrer Mitte kehrt zurück, sieht sich befreit und kann uns einmal danken, uns, die wir ihm so tief verschuldet worden. Er sieht vielleicht – gewiß er sieht das Morgenrot am freien Himmel wieder. [...] Könnt ihr mich mißverstehn? Vom Grafen sprech ich! Ich spreche von Egmont. [...] Wer nennt ihn nicht bei jeder Gelegenheit? Wo steht er nicht geschrieben? In diesen Sternen hab ich oft mit allen seinen Lettern ihn gelesen. Nicht nennen? Was soll das? Freunde! Gute, teure Nachbarn, ihr träumt; besinnt euch. Seht mich nicht so starr und ängstlich an! Blickt nicht schüchtern hie und da beiseite. Ich ruf euch ja nur zu, was jeder wünscht. Ist meine Stimme nicht eures Herzens eigne Stimme? Wer würfe sich in dieser bangen Nacht, eh' er sein unruhvolles Bette besteigt, nicht auf die Knie, ihn mit ernstlichem Gebet vom Himmel zu erringen? Fragt euch einander! frage jeder sich selbst! und wer spricht mir nicht nach: »Egmonts Freiheit oder den Tod!« [...] Und ich habe nicht Arme, nicht Mark wie ihr; doch hab ich, was euch allen eben fehlt, Mut und Verachtung der Gefahr. Könnt' euch mein Atem doch entzünden! könnt' ich an meinen Busen drückend euch erwärmen und beleben! Kommt! In eurer Mitte will ich gehen! – Wie eine Fahne wehrlos ein edles Heer von Kriegern wehend anführt, so soll mein Geist um eure Häupter flammen, und Liebe und Mut das schwankende zerstreute Volk zu einem fürchterlichen Heer vereinigen. [...] Außer mir! Abscheulich! Brackenburg, ihr seid außer euch. Da ihr laut den Helden verehrtet, ihn Freund und Schutz und Hoffnung nanntet, ihm Vivat rieft, wenn er kam: da stand ich in meinem Winkel, schob das Fenster halb auf, verbarg mich lauschend, und das Herz schlug mir höher als euch allen. Jetzt schlägt mir's wieder höher als euch allen! Ihr verbergt euch, da es not ist, verleugnet ihn und fühlt nicht, daß ihr untergeht, wenn er verdirbt. [...] Nach Hause! Ja, ich besinne mich. Komm, Brackenburg, nach Hause! Weißt du, wo meine Heimat ist? (Ab.)


 


Klassische Monologe zum Vorsprechen: 
Monologe für Männer / Schauspieler 

Rolle: Egmont 
Stück: Egmont 
Autor: Johann Wolfgang Goethe 

Erscheinungsjahr: 1789 
Originalsprache: Deutsch 
 


5. Aufzug - Gefängnis 

Egmont allein  

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EGMONT: Feindseliger Mann! Du glaubtest nicht, mir diese Wohltat durch deinen Sohn zu erzeigen. Durch ihn bin ich der Sorgen los und der Schmerzen, der Furcht und jedes ängstlichen Gefühls. Sanft und dringend fordert die Natur ihren letzten Zoll. Es ist vorbei, es ist beschlossen! und was die letzte Nacht mich ungewiß auf meinem Lager wachend hielt, das schläfert nun mit unbezwinglicher Gewißheit meine Sinnen ein. (Er setzt sich aufs Ruhebett. Musik.) Süßer Schlaf! Du kommst wie ein reines Glück ungebeten, unerfleht am willigsten. Du lösest die Knoten der strengen Gedanken, vermischest alle Bilder der Freude und des Schmerzes; ungehindert fließt der Kreis innerer Harmonien, und eingehüllt in gefälligen Wahnsinn, versinken wir und hören auf zu sein. (Er entschläft; die Musik begleitet seinen Schlummer. Hinter seinem Lager scheint sich die Mauer zu eröffnen, eine glänzende Erscheinung zeigt sich. Die Freiheit in himmlischem Gewande, von einer Klarheit umflossen, ruht auf einer Wolke. Sie hat die Züge von Klärchen und neigt sich gegen den schlafenden Helden. Sie drückt eine bedauernde Empfindung aus, sie scheint ihn zu beklagen. Bald faßt sie sich, und mit aufmunternder Gebärde zeigt sie ihm das Bündel Pfeile, dann den Stab mit dem Hute. Sie heißt ihn froh sein, und indem sie ihm andeutet, daß sein Tod den Provinzen die Freiheit verschaffen werde, erkennt sie ihn als Sieger und reicht ihm einen Lorbeerkranz, Wie sie sich mit dem Kranze dem Haupte nahet, macht Egmont eine Bewegung, wie einer, der sich im Schlafe regt, dergestalt, daß er mit dem Gesicht aufwärts gegen sie liegt. Sie hält den Kranz über seinem Haupte schwebend: man hört ganz von weitem eine kriegerische Musik von Trommeln und Pfeifen: bei dem leisesten Laut derselben verschwindet die Erscheinung. Der Schall wird stärker. Egmont erwacht; das Gefängnis wird vom Morgen mäßig erhellt. Seine erste Bewegung ist, nach dem Haupte zu greifen: er steht auf und sieht sich um, indem er die Hand auf dem Haupte behält.) Verschwunden ist der Kranz! Du schönes Bild, das Licht des Tages hat dich verscheuchet! Ja sie waren's, sie waren vereint, die beiden süßesten Freuden meines Herzens. Die göttliche Freiheit, von meiner Geliebten borgte sie die Gestalt; das reizende Mädchen kleidete sich in der Freundin himmlisches Gewand. In einem ernsten Augenblick erscheinen sie vereinigt, ernster als lieblich. Mit blutbefleckten Sohlen trat sie vor mir auf, die wehenden Falten des Saumes mit Blut befleckt. Es war mein Blut und vieler Edeln Blut. Nein, es ward nicht umsonst vergossen. Schreitet durch! Braves Volk! Die Siegesgöttin führt dich an! Und wie das Meer durch eure Dämme bricht, so brecht, so reißt den Wall der Tyrannei zusammen und schwemmt ersäufend sie von ihrem Grunde, den sie sich anmaßt, weg! (Trommeln näher.) Horch! Horch! Wie oft rief mich dieser Schall zum freien Schritt nach dem Felde des Streits und des Siegs! Wie munter traten die Gefährten auf der gefährlichen, rühmlichen Bahn! Auch ich schreite einem ehrenvollen Tode aus diesem Kerker entgegen; ich sterbe für die Freiheit, für die ich lebte und focht und der ich mich jetzt leidend opfre. (Der Hintergrund wird mit einer Reihe spanischer Soldaten besetzt, welche Hellebarden tragen.) Ja, führt sie nur zusammen! Schließt eure Reihen, ihr schreckt mich nicht. Ich bin gewohnt, vor Speeren gegen Speere zu stehn und, rings umgeben von dem drohenden Tod, das mutige Leben nur doppelt rasch zu fühlen. (Trommeln.) Dich schließt der Feind von allen Seiten ein! Es blinken Schwerter; Freunde, höhern Mut! Im Rücken habt ihr Eltern, Weiber, Kinder! (Auf die Wache zeigend.) Und diese treibt ein hohles Wort des Herrschers, nicht ihr Gemüt. Schützt eure Güter! Und euer Liebstes zu erretten, fallt freudig, wie ich euch ein Beispiel gebe. (Trommeln. Wie er auf die Wache los- und auf die Hintertür zugeht, fällt der Vorhang: die Musik fällt ein und schließt mit einer Siegessymphonie das Stück.)


 


  1. BRACKENBURG in «Egmont»
  2. EUGENIE in «Die natürliche Tochter»
  3. SÖLLER in «Die Mitschuldigen»
  4. SOPHIE in «Die Mitschuldigen»
  5. ALCEST in «Die Mitschuldigen»
  6. CLAVIGO in «Clavigo» II.
  7. CLAVIGO in «Clavigo» I.
  8. CARLOS in «Clavigo»
  9. SOPHONISBE in «Sophonisbe»
  10. MEDEA in «Medea» III.
  11. MEDEA in «Medea» II.
  12. MEDEA in «Medea» I.
  13. JASON in «Medea»
  14. DIE AMME in «Medea»
  15. IPHIGENIE in «Iphigenie in Aulis»
  16. KLYTÄMNESTRA in «Iphigenie in Aulis»
  17. PHAIDRA in «Hippolytos»
  18. HIPPOLYTOS in «Hippolytos»
  19. DIE AMME in «Hippolytos»
  20. HELENA in «Helena» II.
  21. HELENA in «Helena» I.
  22. TEIRESIAS in «Die Bakchen»
  23. AGAUE in «Die Bakchen»
  24. DER BOTE in «Die Bakchen»
  25. ODYSSEUS in «Der Kyklop»
  26. DIE DIENERIN in «Alkestis»
  27. ALKESTIS in «Alkestis»
  28. ADMETOS in «Alkestis»
  29. MARIA STUART in «Maria Stuart in Schottland»
  30. RASUMICHIN in «Schuld und Sühne»
  31. MARMELADOW in «Schuld und Sühne»
  32. WARWARA PETROWNA in «Die Dämonen»
  33. PIOTR STEPANOWITSCH in «Die Dämonen»
  34. DER MANN in «Der Traum eines lächerlichen Menschen»
  35. DON RODRIGO in «Der Cid»
  36. DON DIEGO in «Der Cid»
  37. DIE INFANTIN in «Der Cid» II.
  38. DIE INFANTIN in «Der Cid» I.
  39. CHIMENE in «Der Cid»
  40. SANCHO PANZA in «Don Quijote»
  41. DOROTEA in «Don Quijote»
  42. DON QUIJOTE in «Don Quijote»
  43. ANDRES in «Don Quijote»
  44. ALICE in «Alice im Wunderland»
  45. ISABEL in «Der Richter von Zalamea» II.
  46. ISABEL in «Der Richter von Zalamea» I.
  47. CRESPO in «Der Richter von Zalamea»
  48. ROSAURA in «Das Leben ein Traum» II.
  49. ROSAURA in «Das Leben ein Traum» I.
  50. SIGISMUND in «Das Leben ein Traum» IV.
  51. SIGISMUND in «Das Leben ein Traum» III.
  52. SIGISMUND in «Das Leben ein Traum» II.
  53. SIGISMUND in «Das Leben ein Traum» I.
  54. CLARIN in «Das Leben ein Traum»
  55. BASILIUS in «Das Leben ein Traum»
  56. DON LUIS in «Dame Kobold»
  57. ANGELA in «Dame Kobold»
  58. MYRRHA in «Sardanapal»
  59. RAPHAEL in «Himmel und Erde»
  60. JAPHET in «Himmel und Erde»
  61. AHOLIBAMAH in «Himmel und Erde» II.
  62. AHOLIBAMAH in «Himmel und Erde» I.
  63. LUCIFER in «Cain»
  64. EVA in «Cain»
  65. CAIN in «Cain»
  66. ADAH in «Cain»
  67. WOYZECK in «Woyzeck»
  68. MARIE in «Woyzeck»
  69. LEONCE in «Leonce und Lena» II.
  70. LEONCE in «Leonce und Lena» I.
  71. LENA in «Leonce und Lena»
  72. ST. JUST in «Dantons Tod»
  73. ROBESPIERRE in «Dantons Tod»
  74. MARION in «Dantons Tod»
  75. LUCILE in «Dantons Tod» II.
  76. LUCILE in «Dantons Tod» I.
  77. DANTON in «Dantons Tod»
  78. BECKMANN in «Draußen vor der Tür» II.
  79. BECKMANN in «Draußen vor der Tür» I.
  80. ROSEL in «Doktor Faust's Mantel» II.
  81. ROSEL in «Doktor Faust's Mantel» I.
  82. MEISTER STABERL in «Die Bürger in Wien» II.
  83. MEISTER STABERL in «Die Bürger in Wien» I.
  84. CHOR DER FRAUEN in «Lysistrate»
  85. DER WURSTHÄNDLER in «Die Ritter»
  86. STREPSIADES in «Die Wolken»
  87. ETEOKLES in «Die Sieben gegen Theben»
  88. DANAOS in «Die Schutzflehenden»
  89. DER BOTE in «Die Perser»
  90. ATOSSA in «Die Perser»
  91. ORESTES in «Die Orestie: Die Eumeniden» I.
  92. ORESTES in «Die Orestie: Die Eumeniden» II.
  93. ATHENE in «Die Orestie: Die Eumeniden»
  94. ORESTES in «Die Orestie: Die Choephoren»
  95. ELEKTRA in «Die Orestie: Die Choephoren» II.
  96. ELEKTRA in «Die Orestie: Die Choephoren» I.
  97. DIE AMME in «Die Orestie: Die Choephoren»
  98. KLYTAIMESTRA in «Die Orestie: Agamemnon» III.
  99. KLYTAIMESTRA in «Die Orestie: Agamemnon» II.
  100. KLYTAIMESTRA in «Die Orestie: Agamemnon» I.
  101. KASSANDRA in «Die Orestie: Agamemnon» II.
  102. KASSANDRA in «Die Orestie: Agamemnon» I.
  103. DER WÄCHTER in «Die Orestie: Agamemnon»
  104. AIGISTHOS in «Die Orestie: Agamemnon»
  105. AGAMEMNON in «Die Orestie: Agamemnon»
  106. IO in «Der gefesselte Prometheus» II.
  107. PROMETHEUS in «Der gefesselte Prometheus»
  108. IO in «Der gefesselte Prometheus» I.

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