Klassische Monologe zum Vorsprechen:
Monologe für Männer / Schauspieler
Rolle: Faust
Stück: Faust - Teil 1
Autor: Johann Wolfgang Goethe
Erscheinungsjahr: 1808
Originalsprache: Deutsch
Übersetzung (Englisch): Bayard Taylor
Übersetzung (Französisch): Gérard de Nerval
Übersetzung (Spanisch): Francesch Pelay Briz
Übersetzung (Italienisch): Giovita Scalvini
5. Szene - Studierzimmer.
Faust und Mephistopheles.
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FAUST:
Wenn aus dem schrecklichen Gewühle
Ein süß bekannter Ton mich zog,
Den Rest von kindlichem Gefühle
Mit Anklang froher Zeit betrog,
So fluch ich allem, was die Seele
Mit Lock- und Gaukelwerk umspannt,
Und sie in diese Trauerhöhle
Mit Blend- und Schmeichelkräften bannt!
Verflucht voraus die hohe Meinung
Womit der Geist sich selbst umfängt!
Verflucht das Blenden der Erscheinung,
Die sich an unsre Sinne drängt!
Verflucht, was uns in Träumen heuchelt
Des Ruhms, der Namensdauer Trug!
Verflucht, was als Besitz uns schmeichelt,
Als Weib und Kind, als Knecht und Pflug!
Verflucht sei Mammon, wenn mit Schätzen
Er uns zu kühnen Taten regt,
Wenn er zu müßigem Ergetzen
Die Polster uns zurechte legt!
Fluch sei dem Balsamsaft der Trauben!
Fluch jener höchsten Liebeshuld!
Fluch sei der Hoffnung! Fluch dem Glauben,
Und Fluch vor allen der Geduld!
Scene I - Night. A lofty-arched, narrow, Gothic chamber.
Faust alone, in a chair at a desk, restless.
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FAUST:
I've studied now Philosophy
And Jurisprudence, Medicine,--
And even, alas! Theology,--
From end to end, with labor keen;
And here, poor fool! with all my lore
I stand, no wiser than before:
I'm Magister--yea, Doctor--hight,
And straight or cross-wise, wrong or right,
These ten years long, with many woes,
I've led my scholars by the nose,--
And see, that nothing can be known!
That knowledge cuts me to the bone.
I'm cleverer, true, than those fops of teachers,
Doctors and Magisters, Scribes and Preachers;
Neither scruples nor doubts come now to smite me,
Nor Hell nor Devil can longer affright me.
For this, all pleasure am I foregoing;
I do not pretend to aught worth knowing,
I do not pretend I could be a teacher
To help or convert a fellow-creature.
Then, too, I've neither lands nor gold,
Nor the world's least pomp or honor hold--
No dog would endure such a curst existence!
Wherefore, from Magic I seek assistance,
That many a secret perchance I reach
Through spirit-power and spirit-speech,
And thus the bitter task forego
Of saying the things I do not know,--
That I may detect the inmost force
Which binds the world, and guides its course;
Its germs, productive powers explore,
And rummage in empty words no more!
O full and splendid Moon, whom I
Have, from this desk, seen climb the sky
So many a midnight,--would thy glow
For the last time beheld my woe!
Ever thine eye, most mournful friend,
O'er books and papers saw me bend;
But would that I, on mountains grand,
Amid thy blessed light could stand,
With spirits through mountain-caverns hover,
Float in thy twilight the meadows over,
And, freed from the fumes of lore that swathe me,
To health in thy dewy fountains bathe me!
Ah, me! this dungeon still I see,
This drear, accursed masonry,
Where even the welcome daylight strains
But duskly through the painted panes.
Hemmed in by many a toppling heap
Of books worm-eaten, gray with dust,
Which to the vaulted ceiling creep,
Against the smoky paper thrust,--
With glasses, boxes, round me stacked,
And instruments together hurled,
Ancestral lumber, stuffed and packed--
Such is my world: and what a world!
And do I ask, wherefore my heart
Falters, oppressed with unknown needs?
Why some inexplicable smart
All movement of my life impedes?
Alas! in living Nature's stead,
Where God His human creature set,
In smoke and mould the fleshless dead
And bones of beasts surround me yet!
Fly! Up, and seek the broad, free land!
And this one Book of Mystery
From Nostradamus' very hand,
Is't not sufficient company?
When I the starry courses know,
And Nature's wise instruction seek,
With light of power my soul shall glow,
As when to spirits spirits speak.
'Tis vain, this empty brooding here,
Though guessed the holy symbols be:
Ye, Spirits, come--ye hover near--
Oh, if you hear me, answer me!
(He opens the Book, and perceives the sign of the Macrocosm.)
Scène I - La nuit, dans une chambre à voûte élevée, étroite, gothique.
Faust seul, inquiet, est assis devant son pupitre.
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FAUST: Philosophie, hélas ! jurisprudence, médecine, et toi aussi, triste théologie !… je vous ai donc étudiées à fond avec ardeur et patience : et maintenant me voici là, pauvre fou, tout aussi sage que devant. Je m’intitule, il est vrai, maître, docteur, et, depuis dix ans, je promène çà et là mes élèves par le nez. — Et je vois bien que nous ne pouvons rien connaître !… Voilà ce qui me brûle le sang ! J’en sais plus, il est vrai, que tout ce qu’il y a de sots, de docteurs, de maîtres, d’écrivains et de moines au monde ! Ni scrupule, ni doute ne me tourmentent plus ! Je ne crains rien du diable, ni de l’enfer ; mais aussi toute joie m’est enlevée. Je ne crois pas savoir rien de bon en effet, ni pouvoir rien enseigner aux hommes pour les améliorer et les convertir. Aussi n’ai-je ni bien, ni argent, ni honneur, ni domination dans le monde : un chien ne voudrait pas de la vie à ce prix ! Il ne me reste désormais qu’à me jeter dans la magie. Oh ! si la force de l’esprit et de la parole me dévoilait les secrets que j’ignore, et si je n’étais plus obligé de dire péniblement ce que je ne sais pas ; si enfin je pouvais connaître tout ce que le monde cache en lui-même, et, sans m’attacher davantage à des mots inutiles, voir ce que la nature contient de secrète énergie et de semences éternelles ! Astre à la lumière argentée, lune silencieuse, daigne pour la dernière fois jeter un regard sur ma peine !… j’ai si souvent la nuit, veillé près de ce pupitre ! C’est alors que tu m’apparaissais sur un amas de livres et de papiers, mélancolique amie ! Ah ! que ne puis-je, à ta douce clarté, gravir les hautes montagnes, errer dans les cavernes avec les esprits, danser sur le gazon pâle des prairies, oublier toutes les misères de la science, et me baigner rajeuni dans la fraîcheur de ta rosée ! Hélas ! et je languis encore dans mon cachot ! Misérable trou de muraille, où la douce lumière du ciel ne peut pénétrer qu’avec peine à travers ces vitrages peints, à travers cet amas de livres poudreux et vermoulus, et de papiers entassés jusqu’à la voûte. Je n’aperçois autour de moi que verres, boîtes, instruments, meubles pourris, héritage de mes ancêtres… Et c’est là ton monde, et cela s’appelle un monde ! Et tu demandes encore pourquoi ton cœur se serre dans ta poitrine avec inquiétude, pourquoi une douleur secrète entrave en toi tous les mouvements de la vie ! Tu le demandes !… Et au lieu de la nature vivante dans laquelle Dieu t’a créé, tu n’es environné que de fumée et moisissure, dépouilles d’animaux et ossements de morts ! Délivre-toi ! Lance-toi dans l’espace ! Ce livre mystérieux, tout écrit de la main de Nostradamus, ne suffit-il pas pour te conduire ? Tu pourras connaître alors le cours des astres ; alors, si la nature daigne t’instruire, l’énergie de l’âme te sera communiquée, comme un esprit à un autre esprit. C’est en vain que, par un sens aride, tu voudrais ici t’expliquer les signes divins… Esprits qui nagez près de moi, répondez-moi, si vous m’entendez ! (Il frappe le livre, et considère le signe du macrocosme.)
Escena I - La noche. Salon gótico, pequeño y abovedado.
Fausto solo, algo inquieto y sentado en un sillon junto a su pupitre.
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FAUSTO: ¡Ay de mí! con laborioso ardor he estudiado la filosofía, la jurisprudencia, la medicina y también la teología, e, ¡insensato de mí!, al presente soy tan ignorante como si nada hubiese aprendido. Bien es verdad que me título maestro, doctor, y que hace unos diez años enseño a mis discípulos muy distintas materias. ¡Convencido estoy de que nada podemos saber!... ¡Esto consume mi corazón! En realidad, sé un poco más que los necios, los doctores, los maestros, los clérigos y los monjes; ni escrúpulo, ni duda de clase alguna me mortifica; ni el diablo, ni el infierno me amedrentan: pero gracias a esto, tampoco disfruto de placer alguno; conozco que nada sé de bueno; comprendo que mis doctrinas no son bastante sólidas para hacer mejores y para convertirá los hombres; carezco de bienes, de dinero, de dicha y de crédito en el mundo; un perro, de fijo, que a este precio no quisiera la vida. ¿Para venir a parar a este desenlace triste, me habré entregado por completo a la magia? ¡Ojalá, pudiese lograr con la fuerza del talento y de la palabra, que me fuesen revelados ciertos misterios! ¡Ojalá, no me viese obligado a sudar sangre y agua para confesar, en último resultado, mi ignorancia! Ojalá, me fuese posible saber lo que contiene el mundo en sus entrarías, asistir y presenciar el desarrollo de toda clase de fuerzas activas, poseer el secreto de la fecundación , y abandonar para siempre este tráfico de palabras misteriosas que nos obliga a usar nuestra ignorancia ¡Oh tú!, luna, amiga cariñosa que muchas veces me has encontrado revolviendo libros y en vela junto a este pupitre, dígnate arrojar, sobre mi triste existencia, un solo rayo de tu argentina luz! Cuán feliz seria, si pudiese divagar por las cumbres de los montes guiado por tu luz cenicienta; flotar con los Espíritus en las grutas profundas; errar a través de las embalsamadas praderas; ¡y encontrar la pureza del alma al bañarme en tu rocío!¡Ay de mí! ¿debo permanecer aún más tiempo en esta miserable prisión? ¡Maldito nido de tenebrosa muralla, en donde solo penetra la clara luz del día al través de pintados cristales! ¡Para mí, el mundo, es únicamente esta gran cantidad de libros y papeles sucios y roídos por los gusanos que se eleva a mi alrededor hasta tocar la elevada bóveda! ¡Para mí el mundo se reduce a estos botes, a esos vidrios, a esos instrumentos, a esos muebles de mis antepasados!... ¡Pobre mundo es el mío! ¿Y aun me atrevo a preguntar, porqué mi corazón se siente oprimido y late con angustia en el interior de mi pecho, porqué un dolor inexplicable detiene en mí toda pulsación vital, yo que vivo en medio de vapores dañinos y del aire corrompido, en vez de respirar el puro ambiente de la naturaleza en cuyo seno Dios creó a los hombres, yo que solo amontono junto a mí huesos humanos y esqueletos de animales? ¿Por qué no debo disfrutar del mundo? ¿Por qué no recorrer el espacio? ¿Este misterioso libro de Nostradamus deja por ventura de ser un guía certero? Sí, conoceré el curso de las estrellas; y, si la Naturaleza quiere instruirme, sentiré desarrollar y engrandecer mi alma, ¡lograré saber de qué manera un espíritu habla con otro espíritu! En vano trataría de adivinar los caracteres sagrados con la ayuda de un árido sentido común. Vosotros que revoloteáis alrededor de mí, vosotros espíritus, si comprendéis mis palabras, ¡satisfaced mis deseos! (Abre el libro y repara en el signo del macrocosmo).
Scena I - Notte. Stanza gotica a volta alta ed angusta.
Faust solo, inquieto sulla seggiola allo scrittoio.
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FAUST: Oimé, io ho oramai studiato filosofia, giurisprudenza, medicina, e, lasso! anche la grama teologia! e d'ogni cosa sono andato al fondo con cocente fatica. Ed ecco, povero pazzo! ch'io ne so ora quanto innanzi. Mi chiamano maestro, chiamanmi anche dottore, e già da dieci anni io meno, di su e di giù, e per lungo e per traverso, i miei scolari pel naso; oh! veggo manifesto che noi sapremo mai nulla! Ahi, io ne avrò rapidamente consumato il cuore! Per verità io posso di dottrina tutti quanti i cianciatori, dottori, maestri, scrivani o preti, né io sono tormentato da dubbi o da scrupoli; né l'inferno, né il diavolo mi dà paura. Ma, e ogni gioja si è pure partita da me: non più presumo di conoscere alcuna cosa di vero; non più presumo d'insegnare alcuna cosa che mi valga a ravviare e condurre gli uomini al bene. Oltre di che, io non ho né poderi, né oro, né onori, né dignità nel mondo. — Un cane non potrebbe lungamente durare simil vita. — E però io mi sono gettato nella magìa per tentare se mai gli Spiriti volessero di lor bocca rivelarmi alcuni segreti, tal ch'io cessassi una volta questa angoscia d'insegnare quello ch'io non so; conoscessi pur una volta ciò che più intimamente feconda e tiene insieme questo universo, le operose sue forze, e le sementi di tutte le cose, e non facessi più un vergognoso mercato di parole. Oh, fosse questa l'ultima volta, o Luna, che tu guardi sopra di me travagliato! quante volte dinanzi a questo leggio io ho vegliato tardi nella notte aspettandoti: e tu, mesta amica, sei pur sempre apparsa, a me su libri e su carte! Oh, potessi in sulle cime dei monti aggirarmi per entro la tua amabile luce, starmi sospeso cogli Spiriti in sui burroni, divagarmi, avvolto da' tuoi taciti albori, sui prati, e, sgombro da tutte le vanità della scienza, bagnarmi e rinfrancarmi nella tua rugiada. Misero! e starommi ancora confitto in questo carcere? in questa maledetta, fetida tana, dove anche il dolce lume del giorno penetra torvo e interrotto per le colorate vetriere; vallato da questo monte di volumi che i vermi rodono e copre la polvere; da questa carta affumicata, stipata fin su sotto la vista: con vasi ed ampolle intorno assettate, e stromenti accatastati, e masserizie de' miei avoli qui dentro calcate! — E questo è il tuo mondo! questo a te pare un mondo. Su, fuggi! va fuori all'aperto! E non è scorta sufficiente per te questo misterioso libro di mano propria di Nostradamo? Allora tu conoscerai il corso delle stelle, e ammaestrato dalla natura, la tua anima si farà udire potente dentro di te, simile a uno spirito che parli ad un altro spirito. Indarno qui speri che i santi segni ti si rivelino per un torbido meditare. Voi vi aggirate, o Spiriti, intorno a me: rispondetemi se mi udite! (Apre il libro, e affissa il segno del Microcosmo). Oh, vista! Oh, di che viva delizia sono subitamente innondati tutti i miei sensi! Sento corrermi per ogni fibra di quel santo e soave ardore che faceva lieta la mia giovinezza. Fu egli un dio che delineò questi segni? Essi serenano la tempesta della mia mente, empiono di giubilo il mio povero cuore, e mi avvalorano a togliere il velo alle forze arcane della natura. E sono io pure un dio, poiché tanta luce mi folgora d'improvviso nell'intelletto? Miro in queste nitide linee tutta aprirmisi dinanzi all'anima l'operatrice natura; e conosco ora finalmente ciò che suona la parola del savio. “Il mondo degli spiriti non è chiuso, ma sì la tua mente; il tuo cuore è morto! Orsù, discepolo, irrora infaticabile dei raggi del mattino il petto terrestre”. (Contempla il segno.)
- Goethe, Johann Wolfgang
- CARLOS in «Clavigo»
- CLAVIGO in «Clavigo» I.
- CLAVIGO in «Clavigo» II.
- ALCEST in «Die Mitschuldigen»
- SOPHIE in «Die Mitschuldigen»
- SÖLLER in «Die Mitschuldigen»
- EUGENIE in «Die natürliche Tochter»
- BRACKENBURG in «Egmont»
- EGMONT in «Egmont»
- KLÄRCHEN in «Egmont» I.
- KLÄRCHEN in «Egmont» II.
- IPHIGENIE in «Iphigenie auf Tauris» II.
- IPHIGENIE in «Iphigenie auf Tauris» I.
- IPHIGENIE in «Iphigenie auf Tauris» III.
- OREST in «Iphigenie auf Tauris»
- DER SCHÜLER in «Faust - Teil 1»
- FAUST in «Faust - Teil 1» I.
- FAUST in «Faust - Teil 1» II.
- FAUST in «Faust - Teil 1» III.
- FAUST in «Faust - Teil 1» IV.
- GRETCHEN (MARGARETE) in «Faust - Teil 1» I.
- GRETCHEN (MARGARETE) in «Faust - Teil 1» II.
- GRETCHEN (MARGARETE) in «Faust - Teil 1» III.
- GRETCHEN (MARGARETE) in «Faust - Teil 1» IV.
- LIESCHEN in «Faust - Teil 1»
- MARGARETE (GRETCHEN) in «Faust - Teil 1»
- MEPHISTOPHELES in «Faust - Teil 1» I.
- MEPHISTOPHELES in «Faust - Teil 1» II.
- VALENTIN in «Faust - Teil 1»
- HELENA in «Faust - Teil 2» I.
- HELENA in «Faust - Teil 2» II.
- PHORKYAS in «Faust - Teil 2»
- FERNANDO in «Stella»
- STELLA in «Stella»
- LEONORE in «Torquato Tasso»
- TORQUATO TASSO in «Torquato Tasso»


